517 millions d'euros de médicaments gaspillés chaque année : et si la traçabilité faisait partie de la solution ?

L'étude PERIMED publiée par l'ANSM et l'Assurance Maladie révèle l'ampleur du gaspillage médicamenteux en France. Un constat qui interpelle toute la chaîne du médicament — et qui confirme l'urgence d'une meilleure traçabilité dès la pharmacie hospitalière.

Les chiffres donnent le vertige. Chaque année en France, 7 675 tonnes de médicaments non utilisés sont rapportées en pharmacie pour être incinérées. Derrière ce volume, l’étude PERIMED — première analyse statistique nationale de ce phénomène, publiée en juin 2026 par l’ANSM et l’Assurance Maladie — met un coût : 517 millions d’euros pris en charge annuellement par la collectivité pour des médicaments qui ne seront jamais utilisés.

Dont 278 millions d’euros pour des médicaments qui n’étaient même pas périmés au moment de leur retour.

Ce que révèle l’étude

L’étude PERIMED a analysé plus de 32 000 unités collectées dans les pharmacies françaises entre avril et juillet 2025. Les enseignements sont clairs : le gaspillage médicamenteux est multifactoriel, et touche l’ensemble de la chaîne — des industriels aux prescripteurs, des pharmaciens aux patients.

Parmi les causes identifiées : des conditionnements inadaptés à la durée réelle des traitements, des dates de péremption trop courtes, des difficultés d’observance, et des prescriptions parfois délivrées en excès. Quatre classes thérapeutiques concentrent à elles seules 80% des retours : médicaments respiratoires, digestifs, neurologiques et cardiovasculaires.

Un chiffre particulièrement marquant : 4 boîtes sur 10 rapportées en pharmacie ne sont pas encore périmées. Ce sont des médicaments valides, remboursés, qui partent à l’incinérateur.

Pourquoi la pharmacie hospitalière est au cœur du sujet

Si l’étude PERIMED porte principalement sur la pharmacie de ville, les enjeux de traçabilité et de bon usage qu’elle soulève résonnent directement en milieu hospitalier.

En pharmacie hospitalière, la chaîne de délivrance est plus courte, plus contrôlée — mais aussi plus complexe. Les préparations magistrales, les médicaments délivrés « si besoin », les changements de traitement en cours d’hospitalisation : autant de situations où un médicament préparé peut ne jamais être administré, sans qu’aucun système ne le détecte ni ne l’enregistre.

C’est précisément là qu’interviennent Flex4vision et FlexoPrep.

La traçabilité automatique comme premier levier

Vous ne pouvez pas réduire ce que vous ne mesurez pas. Avant de parler de déprescription, d’adaptation des conditionnements ou de sensibilisation des patients, il faut d’abord savoir exactement ce qui est préparé, ce qui est délivré, ce qui est utilisé — et ce qui ne l’est pas.

FlexoPrep enregistre automatiquement chaque délivrance : médicament, quantité, numéro de lot, date, patient. Sans saisie manuelle. Sans oubli. En temps réel.

Pour le pharmacien responsable, cela représente une vision complète et fiable de ce qui sort de sa pharmacie. Pour l’établissement, c’est la base d’une politique de bon usage médicamenteux fondée sur des données réelles, pas sur des estimations.

Une conformité réglementaire qui devient un outil de pilotage

L’arrêté royal belge du 30 septembre 2020 imposait déjà la traçabilité complète de chaque délivrance en pharmacie hospitalière. Les travaux européens mentionnés dans l’étude PERIMED vont dans le même sens : adaptation des conditionnements, meilleure traçabilité, réduction du gaspillage.

Ce qui était hier une contrainte réglementaire devient aujourd’hui un véritable outil de pilotage — à condition d’avoir les bons outils pour en exploiter les données.

La sécurité pharmaceutique, augmentée par l’intelligence artificielle.
C’est la promesse d’aixofit. Et les chiffres de l’étude PERIMED rappellent à quel point elle est nécessaire.


📅 Juin 2026 — Catégorie : Actualités & Réglementation
Source : Étude PERIMED — ANSM / Assurance Maladie / Cyclamed, juin 2026